Santé mentale de l'enfant : le droit au bien être

La Défenseure des droits (DDD), Claire Hédon, a publié un rapport à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant sur le défaut de prise en charge des troubles de santé mentale et les manquements aux droits qui en découlent chez lui. La crise épidémique de Covid-19 des 2 dernières années a malheureusement contribué à aggraver ces effets. Claire Hédon cite que « la santé mentale des enfants est un véritable enjeu de société pour nos enfants aujourd’hui comme pour les adultes qu’ils seront demain ». De plus, elle rappelle que dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) l’enfant devient titulaire de l’ensemble des droits de l’homme dès sa naissance. Afin de préparer au mieux ce rapport et de proposer des solutions, des centaines de jeunes et d’enfant ont été interrogés.

 

Quel est le retour des jeunes et des enfants interrogés ?

Ils évoquent principalement les souffrances vécues à l’école dûes aux harcèlements, aux difficultés ou aux pressions scolaires. La crise sanitaire a également eu un impact lourd sur leur quotidien avec les restrictions d’accès aux centres culturels, sportifs et de loisirs, le port du masque et l’atmosphère d’incertitude toujours présent (angoisse, stress, dépression…). Ces effets sont d’autant plus difficiles pour les enfants déjà en situation de vulnérabilité (pauvreté, maladie, handicap).

 

Quelles sont les propositions de la défenseure des droits ?

Claire Hédon propose de développer des espaces d’écoute et d’attention à l’expression des enfants dans tous les lieux qui composent leur quotidien et en particulier à l’école. Elle conseille le renforcement de l’accompagnement proposé aux parents par l’intermédiaire des PMI (Protection maternelle et infantile), celles-ci ayant déjà pour rôle d’assurer la protection sanitaire de la mère et de l’enfant. Il est indispensable d’investir massivement et le plus tôt possible pour développer les offres de prise en charge et d’accompagnement des jeunes, des enfants et de leurs parents.

 

Source :

https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/atoms/files/rae21-num-28.10.21_01access.pdf

Dr Elodie Duquenne